La note de synthèse : Les Assises de la pêche et des produits de la mer 2025

Rédigée par nos chargées de mission, cette note propose une synthèse claire et structurée des Assises. Elle rassemble les points clés, les orientations retenues et les éléments majeurs discutés et pris en considération tout au long de l’événement

Nos chargées de mission ont pris le temps de récapituler et vulgariser l’ensemble des informations clés issues des Assises. Dans cette note, vous retrouverez un condensé clair et accessible de ce qui a été dit, débattu et retenu : orientations stratégiques, réflexions partagées et décisions importantes.

L’objectif ? Vous offrir un aperçu simple, pratique et opérationnel de ce moment fort, afin que chacun puisse facilement s’approprier les enseignements et avancer dans la même direction.

Retrouvez le programme complet via ce lien : Programme 2025 – Assises de la pêche et des produits de la mer

 

La région Hauts-de-France compte plus de 350 entreprises de pêche, aquaculture, mareyage-filetage, salaison, plats préparés, négoce de produits aquatiques ; et plus de 6 500 salariés directs auxquels il faut bien évidemment ajouter les emplois induits par ces activités. Par ailleurs, elle est la 2ème région piscicole française avec 10 000 tonnes de truites, bars et daurades ; 30 entreprises et 47 sites exploités.

Premier port de pêche français et première place de transformation européenne de produits aquatiques avec 280 000 tonnes de produits préparés, dont 30 437 tonnes en 2023 issus des navires de pêche des Hauts-de-France, Boulogne-sur-Mer, occupe une position stratégique au sein de la filière, au cœur de l’Eurorégion.

La plupart des produits importés sont des produits bruts ou peu transformés et la valeur ajoutée est réalisée sur la plateforme boulonnaise. Par ailleurs, grâce à sa puissance logistique, Boulogne-sur-Mer est également une place d’exportation vers les marchés porteurs d’Europe du Sud et, pour certains produits, d’Europe du Nord.

Au-delà des entreprises de la filière, composée à 95 % de TPE – PME et quelques Groupes (Auchan, Capitaine Houat, Comptoirs Océaniques, Findus, Mowi, Unima, …), soulignons la présence déterminante des organisations et fédérations professionnelles, qui regroupent et représentent plus de 90 % des acteurs du secteur régional des produits aquatiques (Organisations de Producteurs à la pêche FROM Nord et CME, Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins – CRPMEM, Comité Régional de la Conchyliculture Normandie – Hauts-de-France, Syndicat des Pisciculteurs des Hauts-de-France, Syndicat Général des Mareyeurs, Syndicat National des Saleurs-Saurisseurs de Poissons, Syndicat de transformateurs – INNOCEA, …).

L’écosystème régional de la filière des produits aquatiques compte également :

Au cours de l’été 2024, L’EFSA a publié les spécifications techniques d’une enquête de référence à l’échelle de l’UE sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans les bactéries provenant des animaux d’aquaculture.

En effet, la Commission Européenne a demandé une assistance scientifique et technique pour la préparation d’une enquête de référence à l’échelle de l’UE sur la résistance aux antimicrobiens (RAM) chez les bactéries provenant d’animaux d’aquaculture. Il est recommandé que l’étude vise à estimer la présence de résistance aux antimicrobiens chez les Aeromonas spp. isolés du saumon atlantique (Salmo salar), du bar européen (Dicentrarchus labrax) et de la truite (Salmo trutta, Salvelinus fontinalis, Oncorhynchus mykiss) destinés à être consommés, lors de la récolte (à la ferme/à l’abattage), au niveau de l’UE et, en outre, à estimer la présence et la diversité de résistance aux antimicrobiens d’Escherichia coli, Enterococcus faecium, Enterococcus faecalis, Vibrio parahaemolyticus et Vibrio alginolyticus chez la moule bleue (Mytilus edulis) et la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis) dans les zones de production et les centres d’expédition au niveau de l’UE. Ces spécifications techniques définissent les populations cibles, la taille de l’échantillon pour l’enquête, les exigences de collecte d’échantillons, les méthodes d’analyse (pour l’isolement, l’identification, les tests de sensibilité phénotypique et l’analyse génotypique supplémentaire de certaines des bactéries ciblées) et les exigences de déclaration des données. Les données à communiquer par les États membres de l’UE à l’appui de cette enquête de référence sont présentées dans trois modèles de données. Les résultats de l’enquête doivent être communiqués à l’aide du système de notification de l’EFSA.
Le document comprend détaille donc les lignes directrices sur les populations cibles, la taille de l’échantillon nécessaire à l’enquête, les exigences en matière de collecte d’échantillons, les méthodes d’analyse et les exigences en matière de communication des données (document de 56 pages).

Dans cet article vous retrouverez le diaporama réalisé par l’ACTIA mettant en évidence l’insécurité alimentaire en France actuelle.

Ce document regroupe les caractéristiques de l’insécurité alimentaire qui concerne 37% des Français en 2023. Vous pouvez visualiser le document ci-dessous

La commission européenne a adopté le 14/12/2023 le règlement délégué révisant le règlement (CE) n°853/2004 des modifications sont apportées concernant le raidissage.

Jusqu’au 12/02 le conseil et le parlement peuvent émettre des objections.

à la section VIII, chapitre VII, le point suivant est ajouté

4) Lorsque des produits frais de la pêche, des produits de la pêche non transformés décongelés ou des produits de la pêche transformés doivent être à une température inférieure à celle de la glace fondante pour permettre l’utilisation de machines qui tranchent ou découpent les produits de la pêche, ils peuvent être maintenus à la température requise sur le plan technologique pendant une durée aussi brève que possible et, en tout état de cause, ne dépassant pas 96 heures. L’entreposage et le transport à cette température ne sont pas autorisés.

Lorsque des produits de la pêche congelés doivent être à une température supérieure à – 18 °C pour permettre l’utilisation de machines qui tranchent ou découpent les produits de la pêche, ils peuvent être maintenus à la température requise sur le plan technologique pendant une durée aussi brève que possible et, en tout état de cause, ne dépassant pas 96 heures. Le stockage et le transport à cette température ne sont pas être autorisés.».

Plus d’information ici

Les critères microbiologiques de la FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution) pour les denrées alimentaires ont été mis à jour. La présente version intègre donc les modifications successives effectuées depuis 2010. Elle a été publiée en octobre 2023. Ces nouveaux critères sont applicables depuis le 1er janvier 2024.

Retrouvez le document ici

Il est maintenant indiqué que les méthodes « internes une seule boîte » sont acceptées pour les microorganismes et les matrices spécifiques pour lesquels une étude aura été réalisée sauf pour les critères issus du règlement N°2073/2005.

 

 

Retrouvez le document ici

Les trois arrêtés en lien avec l’information dématérialisée du consommateur sur les perturbateurs endocriniens (article 13.II Loi Agec) ont été publiés au JORF le 28 septembre 2023.

Arrêté « Liste »

Cet arrêté identifie les substances présentant des propriétés de perturbation endocrinienne qualifiées d’avérées et de présumées, les substances présentant des propriétés de perturbation endocrinienne qualifiées de suspectées (liste vide à date), et les catégories de produits présentant un risque d’exposition particulier pour lesquelles s’applique l’obligation d’information relative à la présence de substances de perturbation endocrinienne qualifiées de suspectées (liste vide à date).
La liste de perturbateurs endocriniens (PE) « avérés et présumés » (Tableau A) correspond à la liste 1 du site edlists.org (issu d’une coopération de plusieurs Etats membres). Un tableau séparé (Tableau A bis) liste les substances faisant l’objet de recommandations sanitaires du fait de leur caractère de nutriments (vitamines, minéraux) et de leurs bénéfices sur la santé et dont les propriétés de perturbation endocrinienne ont été identifiées au niveau européen (cas du cholécalciférol ou vitamine D3).
Le cholécalciférol n’a donc pas été retiré de cette liste, malgré l’avis de l’ANSES déconseillant d’inclure cette substance dans la liste des substances à afficher comme perturbateur endocrinien sur les produits alimentaires.

Arrêtés « Modalités »

Cet arrêté précise les modalités relatives au contenu et aux conditions de présentation de l’information dématérialisée du consommateur sur la présence de PE dans les produits (ici denrées alimentaires et emballages). La mise à disposition de cette information est réalisée par « voie électronique, dans un format ouvert, aisément réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé » (= fiche produit sur site Internet – Cf. FAQ du Ministère de la Transition écologique).
La mise à disposition des informations s’applique à l’ensemble constitué du produit et de son emballage primaire ou emballage de vente, dès lors que la concentration d’un PE avéré ou présumé est supérieure à 0,1% en pourcentage massique soit dans le produit concerné, soit dans son emballage. Il en va de même pour l’ensemble constitué du produit présentant un risque d’exposition particulier et de son emballage primaire ou emballage de vente, dès lors que la concentration d’un PE suspecté est supérieure à 0,1% en pourcentage massique soit dans le produit concerné, soit dans son emballage.
La notice de l’arrêté indique que la mise à disposition de ces informations s’applique à l’ensemble constitué du produit et de son emballage primaire ou emballage de vente au sens de l’article R. 543-43 du code de l’environnement (exemple : contenant, bouteille, flacon) tout en précisant de manière distincte, au sein de la même fiche produit si la (ou les) substance(s) concernée(s) est (sont) présente(s) dans le produit ou dans son emballage de vente.
L’information est exprimée sous la forme de la mention : « Contient une ou des substances présentant des propriétés de perturbation endocrinienne avérées ou présumées/suspectées : nom de la ou les substances ». L’information précise également si la ou les substances concernées sont présentes dans le produit ou dans son emballage.
Une mention particulière est prévue pour les substances faisant l’objet de recommandations sanitaires du fait de leur caractère de nutriments (vitamines, minéraux) et de leurs bénéfices sur la santé (Tableaux A bis et B bis de l’arrêté « Liste ») : « Contient la substance [complétée du nom de la substance telle que mentionnée dans le tableau A bis/B bis précité] : cette substance présente des bénéfices sur la santé selon les précautions d’usage et la posologie précisées sur la notice ou l’étiquetage du produit. En cas de doute, demandez l’avis d’un professionnel de santé. ».

Arrêté « Application »

Cet arrêté désigne l’application Scan4Chem comme moyen d’information alternatif à la mise à disposition des informations sur une page internet dédiée.
 
La mise à disposition du public de ces informations est réalisée par voie dématérialisée au plus tard six mois après la publication de l’arrêté prévu à l’article R. 5232-19 du Code de la santé publique l’inscrivant sur la liste (Arrêté « Liste »).
Retrouvez les documents associés à ces arrêtés ci-dessous

Ce dossier thématique fait le point sur la problématique des contaminants chimiques.

Ceux-ci peuvent être présents dans l’environnement mais également dans les denrées alimentaires. La présente synthèse se concentre sur les contaminants chimiques que sont les polychlorobiphényles (PCB), dioxines, les éléments traces métalliques, les substances perfluoroalkylées (PFAS) et les retardateurs de flamme bromés (RFB) dans les produits aquatiques. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), contaminants chimiques issus des procédés de transformation ne sont pas abordés dans cette fiche.

 

Le 20 mars 2023, a été organisée une demi-journée de restitution des projets montés dans le cadre du Centre Normand de la Pêche, de l’Aquaculture et des Cultures marines (CENOPAC) entre 2019 et 2022. Retrouvez les présentations de ces projets dans cet article.

Ces projets portent sur les secteurs de la pêche, de la transformation, de l’aquaculture et des cultures marines.

 

Le fabricant d’électronique Fujitsu et l’université japonaise Tokai annoncent avoir développé une nouvelle méthode de contrôle de la qualité du thon congelé. Contrairement à la technique conventionnelle qui consiste à observer une coupe transversale de la queue du poisson, le nouveau procédé est non-invasif, et utilise les ultrasons associés à l’intelligence artificielle. L’équipe a pu déterminer les conditions optimales pour établir les mesures (ultrasons à une fréquence de 500 kHz, observation de la zone osseuse médiane du thon), et a créé un modèle de Machine Learning pour analyser les données recueillies et évaluer la fraîcheur du poisson. La méthode ainsi obtenue préserve l’intégrité du poisson, et permet de déterminer la qualité et la fraîcheur du thon congelé avec une précision de 70 % à 80 %.

Au Japon, le thon est principalement consommé cru sous forme de sashimi, ce qui implique une très bonne qualité du poisson. Cette dernière dépendra justement des conditions de pêche et de l’attention portée au produit tout au long du circuit de distribution, sachant que, dès qu’il a été pêché, le thon est congelé à bord des bateaux, et parvient au consommateur via divers intermédiaires (distributeurs, restaurants, supermarchés).

 Actuellement, le contrôle de la qualité et de la fraîcheur du thon est réalisé par des experts, et nécessite de pratiquer une découpe du poisson. En effet, c’est l’observation de la coupe transversale de la queue du thon qui permet d’apprécier la qualité et la fraîcheur du produit. Cependant, avec ce procédé, il n’est pas rare d’abîmer le poisson en le coupant, ce qui diminue aussi la valeur du produit. De plus, cette technique requiert du personnel spécialement formé à cet effet.

 Pour pallier à ces inconvénients, le professeur Keiichi Goto de l’université japonaise Tokai et le fabricant d’électronique Fujitsu ont mené conjointement des recherches sur le contrôle de la fraîcheur du thon congelé à l’aide d’ultrasons basses fréquences, et ont utilisé l’intelligence artificielle pour analyser les données recueillies.

 Sachant que sur des produits congelés, il y a une forte atténuation des ondes acoustiques, des tests ont été réalisés à diverses fréquences d’ondes, et ont montré que les ultrasons avec une fréquence de 500 kHz donnaient les meilleurs résultats. Pour déterminer le niveau de fraîcheur du poisson et voir comment les ondes se comportaient selon les situations, l’expérimentation s’est poursuivie en comparant des spécimens de thons présentant une bonne qualité de fraîcheur ou une qualité de fraîcheur insuffisante. Il a alors été constaté que la réflexion des ondes était particulièrement intense dans la zone médiane osseuse d’un spécimen de thon avec une fraîcheur insuffisante. A partir de ces éléments, et pour analyser les diverses formes d’ondes recueillies, Fujitsu et l’université Tokai ont utilisé l’intelligence artificielle.

 Les équipes ont ainsi créé un modèle d’apprentissage automatique (Machine Learning), basé sur les ondes réfléchies par la partie osseuse médiane du thon. Ce modèle serait capable d’apprécier la fraîcheur du poisson congelé avec une précision de 70 % à 80 %. De plus, l’intelligence artificielle permettrait aussi de distinguer des ondes que l’œil ne percevrait pas.

Pour Fujitsu et l’université Tokai, il s’agit de la première méthode au monde permettant d’évaluer la qualité du thon congelé sans découper le poisson. Cette méthode présente aussi l’avantage d’être plus accessible à un personnel non expert, et potentiellement, elle pourrait être automatisée. De plus, avec cette technique, d’autres applications pourraient être envisagées comme la détection d’anomalies chez un poisson (caillots de sang, tumeurs…).

Sources

Ils soutiennent Aquimer

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