La restitution du projet SOGEAU

La gestion de la ressource en eau est aujourd’hui un enjeu stratégique pour la filière pêche, dans un contexte de changement climatique caractérisé par l’allongement des périodes de sécheresse et une pression croissante sur les disponibilités en eau. En France, les entreprises du secteur font face à des restrictions de prélèvement de plus en plus fréquentes, susceptibles d’affecter significativement leur activité économique.

Dans ce contexte, le projet SOG’EAU vise à proposer un accompagnement opérationnel aux entreprises de la filière pêche et transformation pour lesquelles l’eau constitue à la fois une ressource indispensable au process et un poste de coût significatif. L’objectif est d’aider ces structures à mieux connaître et piloter leurs consommations grâce à des diagnostics dédiés, à l’identification des usages les plus consommateurs et à la mise en place d’indicateurs de suivi adaptés à leur activité.

Le projet permet également d’explorer des leviers concrets d’optimisation : amélioration des pratiques, modernisation des équipements, réduction des pertes, réutilisation de certaines eaux lorsque cela est possible, ou encore intégration de solutions techniques favorisant la sobriété hydrique sans compromettre les exigences sanitaires et qualitatives. Au-delà des gains économiques attendus, cette démarche vise à renforcer la résilience des entreprises face aux épisodes de tension sur la ressource, à sécuriser leur fonctionnement dans un contexte réglementaire de plus en plus contraint et à inscrire durablement la filière dans une trajectoire de gestion responsable de l’eau.

Enfin, SOG’EAU a aussi pour vocation de jouer un rôle de facilitateur en recensant les dispositifs existants et en orientant les entreprises vers les interlocuteurs compétents (organismes techniques, institutionnels, financeurs). L’identification des bonnes sources d’information, des aides mobilisables ou des accompagnements disponibles peut en effet s’avérer complexe et parfois décourageante.

L’entreprise DS Smith, spécialisée dans la réalisation d’emballages, a mis au point un emballage spécialement conçu pour répondre aux besoins de l’industrie des produits de la mer. Commercialisée sous le nom DryPack, cette boîte en carton est 100% recyclable, résistante à l’eau, et d’un encombrement réduit avant utilisation. Remplie de glace, elle garde le poisson frais à moins de 4°C pendant près de 40 heures. Certifié par divers organismes de sécurité alimentaire, cet emballage offre une solution durable et alternative aux emballages traditionnels.

L’emballage DryPack, mis au point par la société anglaise DS Smith, est spécifiquement adapté au transport des produits de la mer (poissons, fruits de mer). Présenté comme 100% recyclable, cet emballage est réalisé en carton, et fabriqué avec la technologie brevetée Greencoat®, qui permet d’obtenir une boîte enduite, résistante à l’humidité, sans danger pour les aliments, et certifiée par plusieurs organismes et agences de sécurité alimentaire (USDA, CFIA, FDA, FBA).

 

Complétement étanche, cet emballage, quand il est rempli de glace, permet de conserver le poisson à moins de 4°C pendant plus de 40 heures, assurant ainsi la fraîcheur du produit sur de longs trajets.

 

Autre caractéristique du produit : les boîtes DryPack sont livrées à plat, et sont facilement assemblées, manuellement ou à l’aide d’équipements automatisés, sur les sites de transformation ou de distribution du poisson. Cette configuration permet un gain de place notable pour le stockage et pour le transport (81% d’espace en moins par rapport aux emballages en polystyrène), réduisant notamment les frais de transport.

 

Enfin, DryPack serait la seule boîte approuvée pour le fret aérien par l’IATA (Association du transport aérien international).

 

Avec ce produit, l’entreprise DS Smith propose une solution alternative et durable aux emballages traditionnels, notamment en polystyrène. La société met aussi en avant plusieurs avantages pour les utilisateurs : réduction des coûts (stockage, transport, consommation de carburant), réduction des émissions de CO2, impact environnemental réduit (pas de plastique et de microplastique).

Sources :

 
 
 

Cette fiche de synthèse présente un rapport sur la situation et les perspectives des entreprises de mareyage à Boulogne-sur-Mer. Cette étude est financée dans le cadre du DINAII – Dispositif national d’aide à l’investissement immatériels pour les entreprises agroalimentaires.

Les entreprises de mareyage à Boulogne-sur-Mer traversent une période critique, marquée par une rentabilité en baisse, des difficultés de recrutement, un sous-investissement chronique, et une faible valorisation de leur savoir-faire. La filière souffre d’un manque de coopération entre ses acteurs, d’approvisionnements irréguliers, d’infrastructures portuaires vieillissantes, et d’une consommation de poisson en recul.

Face à ces enjeux, le rapport identifie trois priorités stratégiques :

La transformation du secteur passe par une modernisation des outils, une revalorisation des métiers, et une stratégie partagée pour redonner à Capécure son rôle central dans la filière halieutique française.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter Harmonie TELLIER.

L’entreprise britannique John West Foods a développé un nouvel emballage pour conditionner le thon en conserve. Durable et entièrement recyclable, ECOTWIST®, c’est son nom, se présente sous la forme d’une boîte de conserve plus petite, facile à ouvrir, tout en gardant la même quantité de thon. Un conditionnement multiple permet d’empiler les boîtes, qui sont alors maintenues par un SmartStrip®, un moyen de fixation (brevet en cours), constitué d’une simple bande d’aluminium. Ces réalisations permettent de réduire la quantité d’acier utilisée, d’économiser la quantité d’ingrédients accompagnant le thon (huile, saumure…), et évitent le recours au plastique ou au carton.

L’entreprise britannique John West Foods commercialise des produits de la mer, conditionnés en conserves, en barquettes, et en pots. Elle a l’ambition de proposer tous ses produits dans des emballages durables, et c’est avec son nouvel emballage ECOTWIST® qu’elle a entamé cette démarche.

L’emballage ECOTWIST®, qui a nécessité 3 ans de développement, est dédié au thon en conserve. Il est entièrement recyclable, facile à ouvrir, évite l’emballage superflu et réduit les déchets, tout en maintenant la qualité et l’apparence du produit.

Concrètement, les équipes de John West ont repensé la boîte de conserve, en veillant à ce qu’elle contienne la même quantité de thon, tout en diminuant la quantité d’acier utilisée. La boîte ainsi redessinée est donc plus petite, plus légère, et réduit aussi les quantités des autres ingrédients qui accompagnent le thon, comme l’huile de tournesol, la saumure. Avec ce nouvel emballage, l’entreprise indique pouvoir économiser plus de 400 tonnes d’acier par an, et 1500 tonnes d’ingrédients d’accompagnement, que les utilisateurs jettent d’ailleurs souvent dans l’évier.

ECOTWIST® se présente aussi sous la forme d’un emballage multiple, qui permet d’empiler les boîtes de conserve et de les maintenir ensemble via un système innovant appelé SmartStrip® et constitué d’une bande d’aluminium. Un brevet est d’ailleurs en cours pour ce système. Cet emballage multipack permettrait d’économiser près de 65 tonnes de films en plastique et quelque 300 tonnes de carton par an.

Il est à noter que l’entreprise Thai Union Group, à laquelle appartient John West Foods, a déjà déposé une demande de brevet (publiée en 2023) sur un système de multipack de canettes à emballage minimal, utilisant une bande d’aluminium pour maintenir les boîtes ensemble (WO2023152577).

La société prévoit de faire certifier MSC sa gamme de produits ECOTWIST®.

https://www.fdiforum.net/mag/packaging/john-west-strips-excess-packaging-off-best-selling-tuna-products/

https://www.packaginginsights.com/news/john-west-introduces-ecotwist-canned-tuna-packaging-tower-for-ergonomic-stacking-and-material-savings.html

https://www.thaiunion.com/en/newsroom/press-release/1733/thai-unions-john-west-brand-introduces-ecotwist-a-packaging-game-changer

https://www.seafood.media/fis/worldnews/worldnews.asp?monthyear=&day=26&id=130539&l=e&special=&ndb=1%20target=

https://www.fdiforum.net/mag/packaging/john-west-strips-excess-packaging-off-best-selling-tuna-products/

Demande de brevet WO2023152577 : « Minimal packaging can multipack system » 

La région Hauts-de-France compte plus de 350 entreprises de pêche, aquaculture, mareyage-filetage, salaison, plats préparés, négoce de produits aquatiques ; et plus de 6 500 salariés directs auxquels il faut bien évidemment ajouter les emplois induits par ces activités. Par ailleurs, elle est la 2ème région piscicole française avec 10 000 tonnes de truites, bars et daurades ; 30 entreprises et 47 sites exploités.

Premier port de pêche français et première place de transformation européenne de produits aquatiques avec 280 000 tonnes de produits préparés, dont 30 437 tonnes en 2023 issus des navires de pêche des Hauts-de-France, Boulogne-sur-Mer, occupe une position stratégique au sein de la filière, au cœur de l’Eurorégion.

La plupart des produits importés sont des produits bruts ou peu transformés et la valeur ajoutée est réalisée sur la plateforme boulonnaise. Par ailleurs, grâce à sa puissance logistique, Boulogne-sur-Mer est également une place d’exportation vers les marchés porteurs d’Europe du Sud et, pour certains produits, d’Europe du Nord.

Au-delà des entreprises de la filière, composée à 95 % de TPE – PME et quelques Groupes (Auchan, Capitaine Houat, Comptoirs Océaniques, Findus, Mowi, Unima, …), soulignons la présence déterminante des organisations et fédérations professionnelles, qui regroupent et représentent plus de 90 % des acteurs du secteur régional des produits aquatiques (Organisations de Producteurs à la pêche FROM Nord et CME, Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins – CRPMEM, Comité Régional de la Conchyliculture Normandie – Hauts-de-France, Syndicat des Pisciculteurs des Hauts-de-France, Syndicat Général des Mareyeurs, Syndicat National des Saleurs-Saurisseurs de Poissons, Syndicat de transformateurs – INNOCEA, …).

L’écosystème régional de la filière des produits aquatiques compte également :

Ce dossier thématique vous présente l’intelligence artificielle. Vous trouverez également le replay du webinaire organisé sur le sujet le 10 septembre 2024.

Dossier thématique intelligence artificielle

Ce dossier thématique disponible au téléchargement ci-dessous vous présente l’intelligence artificielle. Vous y trouverez une approche générale mais également un aspect plus technique sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans notre filière (secteurs de la pêche, de l’aquaculture, de l’algoculture et de la transformation).

Replay du webinaire sur l’intelligence artificielle

Thierry Perrier, chargé de mission au Pôle AQUIMER, a animé ce webinaire avec la participation de quatre intervenants pour présenter comment l’Intelligence Artificielle est intégrée dans la filière des produits aquatiques.

Nous avons eu les interventions de :

 

Retrouvez les présentations et le replay ci-dessous :

Le jeudi 21 mars 2024, le club ECOMER, animé par le Pôle AQUIMER, a organisé une journée consacrée au réemploi et au recyclage dans les secteurs de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation. Retrouvez ici le dossier de synthèse

Cette journée s’est déroulée à Caen et a été ponctuée par les présentations de plusieurs intervenants du secteur, abordant divers sujets tels que la réglementation, les possibilités de financement, les pratiques liées aux emballages, la consigne, la gestion du polystyrène, la réutilisation des équipements de pêche et conchylicoles, la logistique, l’acceptation des produits recyclés par les consommateurs, les initiatives de réutilisation de l’eau, ainsi que les projets et expérimentations en cours.

Cette journée a favorisé de nombreuses interactions et des échanges enrichissants entre les participants, offrant ainsi une occasion précieuse de réflexion collective sur les enjeux du réemploi et du recyclage dans ces secteurs clés de l’économie maritime.

Retrouvez ci-dessous les présentations et le dossier de synthèse de cette journée.

 

Pour rappel, le Club ECOMER, porté par le PÔLE AQUIMER, est soutenu financièrement par l’ADEME Normandie, la DREETS Normandie et la Région Normandie.

 

Pour toutes informations, n’hésitez pas à contacter Thierry PÉRIER

Retrouvez ici les informations sur le Décret n°2024-33 relatif aux eaux réutilisées dans les entreprises du secteur alimentaire et portant diverses dispositions relatives à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine

Le Décret n°2024-33 relatif aux eaux réutilisées dans les entreprises du secteur alimentaire et portant diverses dispositions relatives à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine, dit REUT, a été publié le 24 janvier 2024.

 

Retrouvez ici le Décret

Cet accord provisoire conclut les négociations sur les gaz à effet de serre fluorés et confirme un accord informel intervenu en juin sur les substances appauvrissant la couche d’ozone.

Selon l’accord provisoire, la consommation d’hydrofluorocarbones (HFC) sera totalement supprimée d’ici à 2050 et la production de HFC, en termes de droits de production attribués par la Commission, sera réduite à un minimum (15 %) à partir de 2036.
L’accord provisoire a confirmé que les SACO sont interdites dans presque tous les cas, avec des dérogations strictement limitées uniquement. Le texte prévoit une dérogation pour l’utilisation de SACO comme intermédiaires de synthèse en vue de la production d’autres substances.
Prochaines étapes
Les deux accords provisoires vont maintenant être soumis pour approbation aux représentants des États membres au sein du Conseil (Coreper) et à la commission de l’environnement du Parlement. S’ils sont approuvés, les textes seront formellement adoptés par les deux institutions avant de pouvoir être publiés au Journal officiel de l’UE et entrer en vigueur.
Pour plus d’information, c’est ici

Le diagnostic FiPADe : Quelle Filière « Produits Aquatiques » pour Demain ?, financé en 2022 dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêts « Compétences et Métiers d’Avenir » (CMA) de France 2030, a été publié.

Il avait pour objectifs de réaliser, dans un premier temps, un état des lieux des besoins en emplois, compétences et formations de l’amont avec la production des ressources (pêche, aquaculture) à l’aval de la filière (transformation, jusqu’à la commercialisation), afin d’en comprendre les points de blocages et d’identifier des pistes d’amélioration.

Dans un second temps, suite au recensement des besoins, de l’analyse de l’attractivité des métiers et des points de blocage, le consortium a émis des préconisations afin d’améliorer l’attractivité, la pérennisation des emplois et les formations… Ces recommandations s’appuient également sur un état des lieux des outils de communication déjà mis en place par diverses instances de la filière des produits aquatiques afin de recenser les pratiques les plus impactantes auprès du public.

Porté par le Campus des Métiers et des Qualifications Approvisionnement, Valorisation et Commercialisation des Produits Aquatiques (CMQ AVCPA), le FiPADe a été réalisé en partenariat avec la Plate-Forme d’Innovation Nouvelles Vagues, la Chambre de Commerce et d’Industrie Littoral Hauts-de-France et le Pôle de Compétitivité AQUIMER.

Vous pouvez découvrir le rapport complet ci-dessous en versions courte et longue.

Ils soutiennent Aquimer

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