Les négociations et accords de pêche post-Brexit en 2026
L’année 2026 marque un tournant structurel pour la pêche européenne avec la fin de la période transitoire post-Brexit. L’enjeu est de stabiliser les relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni tout en garantissant la viabilité économique des flottes dépendantes des eaux britanniques.
Le cadre juridique est désormais régi par l’Accord de commerce et de coopération (TCA), qui impose le passage à des négociations annuelles pour les quotas et l’accès aux zones de pêche. Malgré une prolongation de l’accès réciproque actée jusqu’en 2038 pour éviter une rupture brutale, la filière française reste fragilisée par une réduction de 25 % de ses quotas historiques et le retrait de 90 navires.
Retrouvez dans notre fiche de synthèse les points clés des négociations et accords post-Brexit.
Valorisation des déchets de crevettes pour un charbon actif de capture du CO2
Des chercheurs de l’Université de Sharjah (Émirats Arabes Unis) ont mis au point une technologie innovante qui transforme les déchets de crevettes en charbon actif, capable de capter efficacement le CO2. Cette avancée scientifique allie valorisation des sous-produits marins et solutions durables pour la gestion du carbone.
Les têtes et carapaces de crevettes, représentant jusqu’à 48 % des déchets issus de la transformation des crustacés, sont généralement sous-exploitées.
La méthodologie développée par l’équipe du Dr Haif Al-Jomard combine pyrolyse, activation chimique et broyage mécanique pour produire un charbon actif à haute capacité d’adsorption du CO2 et à stabilité éprouvée sur plusieurs cycles d’utilisation.
Ce matériau innovant ouvre des perspectives pour la capture industrielle du carbone tout en s’inscrivant dans une approche d’économie circulaire, offrant une réponse durable à la valorisation des déchets et à la protection de l’environnement.
Transparence et traçabilité face à la fraude à la pêche
Ce que vous voyez dans votre assiette n’est pas toujours ce que vous croyez. Jusqu’à un tiers des produits de la mer vendus dans le monde pourraient être mal étiquetés, avec des conséquences pour la santé, l’environnement et la durabilité des stocks de poissons.
La fraude dans le secteur de la pêche, qu’il s’agisse de substitution d’espèces, de mauvais étiquetage, de falsification ou de détournement, touche potentiellement 20 à 30 % du commerce mondial, soit bien plus que dans d’autres filières alimentaires. Les motivations sont économiques : vendre du poisson élevé comme du sauvage, masquer l’origine géographique ou gonfler le poids pour augmenter les profits.
Face à ce problème complexe, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et le Centre mixte FAO/AIEA présentent dans leur rapport « La fraude alimentaire dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture » les outils scientifiques permettant de détecter les fraudes :
- Analyses ADN,
- Isotopes stables, résonance magnétique et modèles d’apprentissage automatique etc.
L’harmonisation des étiquetages, la traçabilité renforcée et la coopération internationale sont essentielles pour protéger les consommateurs et préserver la biodiversité.
Des initiatives locales, comme à Los Angeles ou en Italie, montrent que sensibilisation, contrôle et collaboration entre autorités, chercheurs et entreprises peuvent réduire significativement les erreurs d’étiquetage.
Pour découvrir l’ensemble des recommandations et mieux comprendre les enjeux du secteur, consultez l’article complet.
Le programme ObsMer (Observateurs en Mer) est un dispositif scientifique français qui consiste à embarquer des observateurs à bord de navires de pêche professionnelle afin de collecter des données précises sur les activités de pêche.
Mieux comprendre ce qui se passe réellement en mer pour mieux gérer les ressources : c’est tout l’enjeu du programme ObsMer. En créant un lien direct entre les observations de terrain, l’expertise scientifique et les décisions de gestion, ce dispositif contribue à concilier activité de pêche et préservation durable des ressources halieutiques.
Grâce aux données collectées à bord des navires, ObsMer apporte un éclairage concret sur les pratiques, les captures et les rejets, permettant d’alimenter les connaissances et d’accompagner l’évolution de la filière.
Pour en savoir plus sur les résultats et les enseignements clés, consultez le document complet ci-dessous.
La note de synthèse : Les Assises de la pêche et des produits de la mer 2025
Rédigée par nos chargées de mission, cette note propose une synthèse claire et structurée des Assises. Elle rassemble les points clés, les orientations retenues et les éléments majeurs discutés et pris en considération tout au long de l’événement
Nos chargées de mission ont pris le temps de récapituler et vulgariser l’ensemble des informations clés issues des Assises. Dans cette note, vous retrouverez un condensé clair et accessible de ce qui a été dit, débattu et retenu : orientations stratégiques, réflexions partagées et décisions importantes.
L’objectif ? Vous offrir un aperçu simple, pratique et opérationnel de ce moment fort, afin que chacun puisse facilement s’approprier les enseignements et avancer dans la même direction.
Chiffres clés 2024 – FranceAgriMer
Retrouvez dans ce rapport les données chiffrées des filières pêche et aquaculture en France en 2024 !
Production – Entreprises – Échanges – Consommation
Les données de production, d’emploi, de commerce extérieur et de consommation constituent un outil essentiel pour :
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mesurer le poids économique et social des filières,
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identifier les forces et fragilités de la France face à la concurrence internationale,
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éclairer les choix stratégiques en matière de durabilité, d’innovation et de sécurité alimentaire,
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nourrir le débat public et renforcer la lisibilité de la filière auprès des décideurs et du grand public.
Suite à la présentation de l’étude FORESEA 2050 par le Directeur de l’Ifremer aux Assises à BSM, voici les documents relatifs à cette étude prospective, avec la présentation des différents scenarii.
IFREMER propose 5 futurs possibles pour la pêche et l’aquaculture françaises à l’horizon 2050 !
Entre décembre 2021 et juin 2023, le projet FORESEA2050 a mené une démarche prospective qui a abouti à la construction de cinq scénarios explorant différentes trajectoires possibles pour la pêche et l’aquaculture françaises à l’horizon 2050.
L’évaluation a montré que les scénarios les plus adaptables aux ruptures – qu’elles soient favorables ou défavorables – étaient aussi les plus alignés avec les objectifs de développement durable.
À partir de cette analyse, plusieurs mesures “sans regret” ont été recommandées, car elles auraient des effets bénéfiques dans tous les cas de figure :
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planifier l’espace marin pour limiter les conflits d’usages et encourager les synergies,
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gérer les pêcheries comme des éléments intégrés des écosystèmes,
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adapter la consommation de produits de la mer en valorisant une production locale, durable et diversifiée,
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réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer les puits carbone,
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développer la recherche publique.
Ces scénarios n’ont pas vocation à prédire l’avenir, mais à ouvrir le débat sur la durabilité de la pêche et de l’aquaculture françaises en 2050 et leur rôle dans la sécurité alimentaire nationale. Ils serviront également de cadre général aux modèles d’écosystèmes marins (MEMs), qui permettront d’estimer la productivité et la disponibilité des ressources marines métropolitaines à l’horizon 2050.
Retrouvez l’essentiel du rapport en le téléchargeant!
Les céphalopodes font partie des espèces à haute valeur ajoutée et sont présents dans toute la Méditerranée. Ils ont aujourd’hui un véritable potentiel dans la filière des produits aquatiques.
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La région Hauts-de-France compte plus de 350 entreprises de pêche, aquaculture, mareyage-filetage, salaison, plats préparés, négoce de produits aquatiques ; et plus de 6 500 salariés directs auxquels il faut bien évidemment ajouter les emplois induits par ces activités. Par ailleurs, elle est la 2ème région piscicole française avec 10 000 tonnes de truites, bars et daurades ; 30 entreprises et 47 sites exploités.
Premier port de pêche français et première place de transformation européenne de produits aquatiques avec 280 000 tonnes de produits préparés, dont 30 437 tonnes en 2023 issus des navires de pêche des Hauts-de-France, Boulogne-sur-Mer, occupe une position stratégique au sein de la filière, au cœur de l’Eurorégion.
La plupart des produits importés sont des produits bruts ou peu transformés et la valeur ajoutée est réalisée sur la plateforme boulonnaise. Par ailleurs, grâce à sa puissance logistique, Boulogne-sur-Mer est également une place d’exportation vers les marchés porteurs d’Europe du Sud et, pour certains produits, d’Europe du Nord.
Au-delà des entreprises de la filière, composée à 95 % de TPE – PME et quelques Groupes (Auchan, Capitaine Houat, Comptoirs Océaniques, Findus, Mowi, Unima, …), soulignons la présence déterminante des organisations et fédérations professionnelles, qui regroupent et représentent plus de 90 % des acteurs du secteur régional des produits aquatiques (Organisations de Producteurs à la pêche FROM Nord et CME, Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins – CRPMEM, Comité Régional de la Conchyliculture Normandie – Hauts-de-France, Syndicat des Pisciculteurs des Hauts-de-France, Syndicat Général des Mareyeurs, Syndicat National des Saleurs-Saurisseurs de Poissons, Syndicat de transformateurs – INNOCEA, …).
L’écosystème régional de la filière des produits aquatiques compte également :
- des instituts et centres de recherche (ANSES, CEA, IFREMER, Nausicaa),
- une Plate-forme d’Innovation Nouvelles Vagues disposant d’une station expérimentale aquacole et d’un laboratoire d’analyses,
- des universités (Universités du Littoral Côte d’Opale, de Lille, Artois),
- des écoles et centres de formation (Junia, Centre de Formation aux Produits de la Mer et de la Terre – formation aux métiers de la transformation des produits aquatiques),
- des lycées professionnels (Lycée Professionnel Maritime Le Portel, Lycée aquacole de Coulogne),
- un Campus des Métiers et Qualifications (CMQ) Approvisionnement, valorisation et commercialisation des produits aquatiques (AVCPA),
- un incubateur Blue Living Lab porté par Nausicaa,
- une pépinière dédiée, Haliocap, portée par la Communauté d’Agglomération du Boulonnais (CAB),
- un programme d’accélération, AQUARIZE, lancé en octobre 2024, porté par AQUIMER en partenariat avec la CAB, l’agence de développement économique Boulogne Développement Côte d’Opale, la CCI Littoral Hauts-de-France et Nausicaa,
- un Pôle de Compétitivité, AQUIMER, spécialisé dans la valorisation des produits aquatiques, qui accompagne les entreprises de la filière dans leurs démarches d’innovation et de développement.
Le document « Fishing and Aquaculture in a Changing Climate » analyse l’impact des changements climatiques sur la pêche et l’aquaculture, essentiels pour la sécurité alimentaire mondiale.
Le réchauffement, l’acidification , et la désoxygénation des océans perturbent les écosystèmes marins, provoquant la redistribution des espèces et la dégradation des habitats comme les récifs coralliens. La surpêche, l’utilisation d’engins destructeurs et l’aquaculture intensive aggravent la situation en épuisant les stocks et en polluant les milieux. Ces pressions menacent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, et amplifient les inégalités et les tensions régionales.
Le rapport propose des solutions pour un avenir durable : adoption d’approches écosystémiques, réduction des impacts climatiques, développement de modèles d’aquaculture durable, et mise en place d’une gouvernance participative. Une transition rapide et collective est essentielle pour renforcer la résilience des écosystèmes marins et des sociétés humaines face aux changements globaux.