Ce jeudi 22 mai, AQUIMER a animé un webinaire consacré aux dernières tendances de consommation et aux innovations dans la filière des produits aquatiques. L’occasion de faire le point sur les grandes évolutions du marché, les attentes des Français, et les tendances repérées lors du dernier Seafood Expo.

Replay :

 

 

AQUIMER a réuni, le jeudi 27 mars 2025, les acteurs de la filière des produits aquatiques pour un événement dédié aux céphalopodes. Accédez aux présentations de l’événement dans cet article.

Programme :

Biologie et écologie des céphalopodes exploités par la pêche française dans le contexte du changement climatique
Pr. Jean-Paul ROBIN – Université de Caen Normandie – Laboratoire BOREA : Biologie des Organismes et des Ecosystèmes
Aquatiques

Impacts des céphalopodes sur l’économie de la pêche en Manche / Mer du Nord
Dominique THOMAS – Organisation de Producteurs Coopérative Maritime Etaploise

Évolution des apports de céphalopodes sur les dernières années dans les ports de Nouvelle-Aquitaine et valorisations

David MILLY – Organisation de Producteurs Pêcheurs d’Aquitaine

Présentation des données du marché français

Alvin TULLE – FranceAgriMer

Retour d’expérience d’un transformateur et attentes vis-à-vis de la filière
Stéphanie PARGADE – Labeyrie Fine Foods Océan

Vision d’un distributeur : point marché – quels retours et attentes des consommateurs [Présentation non disponible]
Benoît DENNI – Scapmarée – Leclerc

 

La région Hauts-de-France compte plus de 350 entreprises de pêche, aquaculture, mareyage-filetage, salaison, plats préparés, négoce de produits aquatiques ; et plus de 6 500 salariés directs auxquels il faut bien évidemment ajouter les emplois induits par ces activités. Par ailleurs, elle est la 2ème région piscicole française avec 10 000 tonnes de truites, bars et daurades ; 30 entreprises et 47 sites exploités.

Premier port de pêche français et première place de transformation européenne de produits aquatiques avec 280 000 tonnes de produits préparés, dont 30 437 tonnes en 2023 issus des navires de pêche des Hauts-de-France, Boulogne-sur-Mer, occupe une position stratégique au sein de la filière, au cœur de l’Eurorégion.

La plupart des produits importés sont des produits bruts ou peu transformés et la valeur ajoutée est réalisée sur la plateforme boulonnaise. Par ailleurs, grâce à sa puissance logistique, Boulogne-sur-Mer est également une place d’exportation vers les marchés porteurs d’Europe du Sud et, pour certains produits, d’Europe du Nord.

Au-delà des entreprises de la filière, composée à 95 % de TPE – PME et quelques Groupes (Auchan, Capitaine Houat, Comptoirs Océaniques, Findus, Mowi, Unima, …), soulignons la présence déterminante des organisations et fédérations professionnelles, qui regroupent et représentent plus de 90 % des acteurs du secteur régional des produits aquatiques (Organisations de Producteurs à la pêche FROM Nord et CME, Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins – CRPMEM, Comité Régional de la Conchyliculture Normandie – Hauts-de-France, Syndicat des Pisciculteurs des Hauts-de-France, Syndicat Général des Mareyeurs, Syndicat National des Saleurs-Saurisseurs de Poissons, Syndicat de transformateurs – INNOCEA, …).

L’écosystème régional de la filière des produits aquatiques compte également :

Retour sur notre visite au SIAL ce mardi 22 octobre.
On constate que les produits de la mer n’étaient pas massivement représentés, surtout si l’on se réfère à des événements plus spécialisés comme le SEAFOOD Barcelone. Les innovations dans ce secteur se font encore rares, et l’on retrouve principalement des concepts déjà vus, notamment lors du Seafood 2024. Les tendances phares incluent beaucoup de finger foods, quelques céphalopodes, des algues et une offre traditionnelle bien présente.

L’essor du végétal : une alternative de plus en plus marquée

Ce qui s’impose de plus en plus dans l’industrie agroalimentaire, c’est la végétalisation de l’assiette. Que ce soit en complément ou en alternative à la viande et aux poissons, les produits à base de végétaux occupent une place grandissante. Cette tendance est particulièrement marquée sur le salon, où les produits à base d’algues étaient largement représentés. Une évolution qui n’est pas anodine et qui répond aux attentes d’une consommation plus durable et plus respectueuse de l’environnement.

 

Focus sur les nouvelles habitudes alimentaires

Lors de la conférence « Nouvel omnivore : comment concilier recommandations nutritionnelles, objectifs environnementaux, enjeux de production agricole et plaisir ? », Pascale Hebel a mis en avant une prise de conscience générale sur les questions de santé. Elle a souligné qu’un tiers des Français se déclarent désormais flexitariens ou végétariens, un mouvement particulièrement fort chez les jeunes ayant un haut capital culturel. Cependant, un phénomène intéressant est à noter : si la consommation de protéines animales diminue à domicile, elle augmente dans la restauration hors foyer.

Protéines : un axe clé du marketing alimentaire

La teneur en protéines devient un argument de vente majeur. Sur de nombreux emballages, on voit des mentions telles que « riche en protéines », « haute teneur en protéines » ou encore « naturellement riche en protéines ». Cette tendance marketing répond à une demande croissante des consommateurs, principalement des jeunes et des sportifs, mais aussi d’autres segments de la population, à la recherche d’un bon rapport qualité/prix/protéines.

Emballages : la transition écologique en attente

Si le marketing autour des protéines est en plein essor, qu’en est-il des emballages ? Lors d’une conférence dédiée aux principes des 3R (réduction, recyclage, réemploi), Fabrice Peltier a souligné l’absence d’initiatives marquantes sur le SIAL : « Où sont les 3 R dans le SIAL ? Puisqu’à l’avenir, pas de 3R, pas de SIAL. » Du côté des produits de la mer, cette stagnation est encore plus flagrante, avec beaucoup d’emballages en plastique ou en carton, sans réelles innovations.

La tendance reste néanmoins à la praticité, notamment avec des portions individuelles et des formats adaptés à la restauration hors foyer. Des produits « prêts à manger » se multiplient, avec des offres de barres de fromage ou des doy-packs pour tous les goûts. Une marque grecque s’est même distinguée en proposant des doy-packs de salades à base de thon ou de saumon, avec ou sans légumes, agrémentées de diverses épices. Ces produits misent sur leur aspect pratique, leur teneur en protéines et un packaging coloré et attractif.

Conclusion

Si les produits de la mer peinent encore à innover radicalement, les tendances en termes de végétalisation, d’apport en protéines et de praticité sont bien présentes dans le secteur. Néanmoins, des défis importants demeurent, notamment du côté des emballages, où l’industrie devra encore faire preuve d’innovation pour répondre aux attentes croissantes en matière de durabilité et d’éco-responsabilité.

A partir de coproduits de poissons, des chercheurs de l’institut norvégien de recherche NORCE sont parvenus à produire, par hydrolyse enzymatique, une poudre de protéines (hydrolysat) au goût neutre et sans odeur de poisson. Les scientifiques ont en effet identifié une enzyme, la monooxygénase à flavine (mMFO), capable de transformer la TMA (triméthylamine), responsable de l’odeur de poisson et présente dans l’hydrolysat, en TMAO (oxyde de triméthylamine), un composé inodore. Ils ont ensuite modifié la structure de l’enzyme pour améliorer sa stabilité à des températures élevées et permettre une possible utilisation en conditions industrielles. Les variants d’enzyme ainsi créés, en particulier le variant mMFO_20 (avec 20 mutations), se sont révélés résistants à chaleur et efficaces pour oxyder la TMA en TMAO. Ces résultats ont montré, qu’en adaptant l’enzyme, une application dans un processus industriel serait possible. Ils ouvrent également la perspective sur une meilleure valorisation des coproduits de la mer, notamment dans l’alimentation humaine.

Les opérations de filetage des poissons génèrent divers coproduits que sont la tête, les arêtes, les viscères… Un certain nombre de ces coproduits renferme des protéines à haute valeur nutritionnelle, qui pourraient être valorisées dans l’alimentation, sous la forme de poudre de protéines (hydrolysat) par exemple. Toutefois, cette poudre de protéines présente naturellement un goût et une odeur de poisson, ce qui pose problème pour un usage dans l’alimentation humaine et restreint plutôt son utilisation aux aliments pour animaux. Aussi, des chercheurs de l’institut norvégien de recherche NORCE (Norwegian Research Centre) ont mené une étude sur l’utilisation d’enzymes qui permettraient de produire un hydrolysat de protéines avec une saveur neutre et sans odeur de poisson.

 

Comme le précise Ramus Ree, co-auteur de l’étude, la méthode pour obtenir une poudre de protéine repose sur l’hydrolyse enzymatique. En pratique, les coproduits sont broyés puis traités avec une enzyme. Cette dernière fractionne les protéines en composés plus petits, et il en résulte un hydrolysat, qui est ensuite séché pour obtenir une poudre. Le défi des chercheurs a été de trouver une enzyme capable de d’éliminer l’odeur de poisson, mais aussi capable de supporter un process industriel à une température relativement élevée, sachant que de nombreuses enzymes sont sensibles à la température et perdent toutes activités à partir de 40°C.

 

Il a été établi que la triméthylamine (TMA) est en grande partie responsable de l’odeur de poisson, et qu’elle se forme sous l’action de bactéries dès lors que le poisson est découpé et reste ensuite présente dans l’hydrolysat. Lors une étude précédente, les scientifiques de NORCE ont identifié une enzyme : la monooxygénase à flavine (mMFO), capable de convertir la TMA en oxyde de triméthylamine (TMAO), qui est un composé inodore. C’est donc cette enzyme que les chercheurs ont utilisée dans le cadre des investigations.

 

Comme l’explique R. Ree, l’hydrolyse enzymatique se déroule à une température comprise entre 50°C et 60°C pour respecter les procédures d’hygiène. Or, à des températures élevées, l’enzyme mMFO n’est pas stable. Les scientifiques ont donc cherché à modifier la structure de l’enzyme pour la rendre résistante à la chaleur. En utilisant l’algorithme PROSS (Protein Repair One-stop Shop), ils ont créé et testé 7 variants de l’enzyme, comportant de 8 à 28 mutations. Finalement, c’est le variant mMFO_20 (avec 20 mutations), qui s’est avéré être le plus thermostable. Il a réduit de 95% le taux de TMA dans un hydrolysat de protéines de saumon, à une température de 65°C.

 

Les résultats ont mis en évidence l’efficacité des variants enzymatiques de la mMFO à haute température. Ils ont aussi montré qu’une utilisation dans un processus industriel était envisageable. Les recherches vont se poursuivre pour optimiser l’enzyme, et des tests sur d’autres poissons (poissons pélagiques notamment) sont souhaités. Les chercheurs espèrent, par ailleurs, que cette enzyme suscitera un intérêt chez les industriels des produits de la mer voulant mieux valoriser leurs coproduits.

 

Sources :

https://www.globalseafood.org/advocate/tailoring-enzymes-could-improve-the-smell-of-fish-protein-powders-scientists-find/

https://thefishsite.com/articles/tailored-enzymes-make-fish-protein-powders-more-palatable

https://journals.asm.org/doi/10.1128/aem.00390-23

 

Contributeur :

CCI de Région Hauts-de-France

Connaissez-vous les substituts de poissons ? En pleine émergence depuis peu, ces produits de substitution permettent de répondre à certaines nouvelles tendances de consommation. Néanmoins, que valent réellement ces alternatives ? Nous nous sommes intéressés à ce sujet lors de notre webinaire du mardi 17 octobre 2023.

La réunion a débuté par une brève introduction réalisée par Mélodie LESAGE, Chargée de Mission Marketing et RSE au sein du Pôle AQUIMER, puis le contexte a été posé par Sylvain ZAFFARONI, cofondateur de « Pour nourrir demain ».

S’en est suivie une présentation de Jean-Michel LECERF (Institut Pasteur de Lille) sur la composition nutritionnelle des produits de substitution vs les produits aquatiques.

Ensuite Sylvain ZAFFARONI a repris la parole au sujet des  » Alternatives aux protéines animales : quelles réponses aux préoccupations des consommateurs ? ». Enfin, ce dernier a animé une série de pitchs et échanges animés avec les interventions de Simon FERNIOT (Olala !), Emmanuel AIMOND (OCEAN KISS), Charles FOUQUET (Onami Foods), Stéphanie MACCIONI (Institut Pasteur de Lille) ainsi que David FITOUSSI (Végétal Food).

Le replay de l’événement et les présentations sont disponibles ci-dessous :

Du 25 au 27 avril 2023, AQUIMER était présent au Seafood Expo Global 2023 à Barcelone. Découvrez dans cet article les innovations produits révélées lors des Seafood Excellence Global Awards.

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La start-up israélienne SimpliiGood commercialise une gamme de produits contenant de la spiruline, une algue que la société cultive par ailleurs. En travaillant avec le groupe IFF-Dupont, la start-up vient de développer un substitut de saumon fumé élaboré à partir d’un seul ingrédient : la spiruline fraîche et pure.

Le procédé de fabrication se base sur 2 technologies novatrices brevetées, qui ont permis notamment d’agir sur la couleur de la spiruline pour obtenir une teinte orangée, et de recréer la structure fibreuse du poisson grâce à une matrice de texturation. Le produit final obtenu a l’apparence, la saveur, la texture, et la couleur du saumon fumé. Il contient 40% de protéines entières, et il est sans contaminant. SimpliiGood prévoit d’étendre sa gamme de produits à d’autres substituts de poissons.

 Fondée par Algaecore Technology, la start-up israélienne SimpliiGood est spécialisée dans la culture de la spiruline fraîche, et propose une gamme de produits centrés sur cette « algue bleue ». En Israël, elle commercialise ainsi des substituts de viande à base spiruline (hamburger, nuggets de poulet), et des produits alimentaires enrichis à la spiruline (glaces, crackers, boissons…).

 A présent, elle se lance dans les substituts de poisson, en élaborant du saumon fumé à partir exclusivement de spiruline. Le produit obtenu se compose, en effet, de 95 % de spiruline fraîche et pure, ainsi que d’arômes et d’huile.

 Pour développer ce produit, la start-up a travaillé avec le groupe IFF-Dupont, via le laboratoire d’innovation FoodNxt. Dans le cadre de cette coopération, SimpliiGood a fourni la matière première et a approfondi les aspects texture et couleur, tandis que IFF-Dupont est intervenu au niveau de l’arôme et de la saveur.

 En pratique, le procédé de fabrication de ce substitut de saumon comporte deux phases principales, pour lesquelles SimpliiGood a utilisé des technologies innovantes et brevetées. Ainsi, dans un premier temps, la spiruline a été décolorée pour enlever la couleur verte de la chlorophylle et mettre en avant le pigment orange du bêta-carotène naturellement présent dans la spiruline, donnant ainsi la couleur orangée du saumon au produit final. Ensuite, les cellules de la spiruline ont été transformées en une structure fibreuse grâce à une matrice de texturation, permettant d’obtenir la texture du poisson.

 SimpliiGood est donc parvenue à recréer un substitut de poisson ayant l’apparence, la texture, la saveur et la couleur du saumon fumé. De plus, la spiruline étant très riche en protéines et la souche de spiruline utilisée affichant une biodisponibilité de 90 %, le substitut ainsi créé contient 40 % de protéines complètes. Il est par ailleurs sain et sans polluant (mercure…).

 Enfin, SimpliiGood souligne également que son produit est plus respectueux de la nature, et pourrait être une alternative à l’aquaculture et à son impact sur l’environnement. La start-up, qui produit sa spiruline et la récolte toutes les 24 heures dans des bassins installés dans le désert israélien, contrôle toute la chaîne de production : de la culture de l’ingrédient (utilisant l’énergie solaire) à la commercialisation du produit en passant par la transformation, et met ainsi en avant la durabilité de son produit.

 La commercialisation du substitut de saumon fumé est prévue en 2023, et l’entreprise envisage d’étendre sa gamme de produits à d’autres substituts de poissons.

 

 Sources :

 

Contributeur :

CCI Régon Hauts-de-France

Cet appel à projets a pour objectif de permettre au secteur alimentaire de prendre en compte l’ensemble de son potentiel économique tout en accélérant son développement avec des enjeux de durabilité et de santé. Lors de ce Rendez-Vous AQUIMER, Harmonie vous présentait les modalités de candidature.

Retrouvez le replay et la présentation au téléchargement ci-après.

 

La présente communication, publiée le 17 mai 2021, présente les propositions de la Commission relatives à une politique maritime pour cette décennie, qui visent à faire en sorte que la transition prévue par le pacte vert pour l’Europe devienne une réalité dans l’économie océanique.

La mission relative aux océans, mers et eaux viendra prochainement compléter ce programme. La Commission collaborera au cas par cas avec le Parlement européen, le Conseil et les autres institutions de l’Union pour mettre en œuvre le programme et les mesures proposés. Elle s’adressera à toutes les parties prenantes du secteur maritime en vue d’œuvrer avec elles à façonner une économie bleue durable de manière juste et équitable.
En complément d’autres initiatives en cours de la Commission, la présente communication présente l’agenda pour l’économie bleue en matière de décarbonation, de conservation de notre capital naturel, d’économie circulaire et de production alimentaire responsable. Bien qu’elle ne soit pas exhaustive, elle annonce certaines actions nouvelles et décrit certains des outils et facilitateurs qui seront employés pour réaliser la transition. Cette fiche de synthèse, réalisée par AQUIMER, présente les propositions qui concernent, plus ou moins directement, le secteur des produits aquatiques.

Les propositions qui concernent plus ou moins directement le secteur des produits aquatiques :

1. TRANSFORMER LES CHAINES DE VALEUR DE L’ÉCONOMIE BLEUE

1.1 Atteindre les objectifs de neutralité climatique et de zéro pollution
– utiliser le nouveau Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture en vue d’aider les flottes de pêche à adopter des moteurs et des techniques plus propres, pour autant que ces améliorations n’entraînent pas de surcapacité ni de surpêche ;
 
1.2 Économie circulaire et prévention des déchets
– d’ici à 2030, réduire de moitié les rejets de déchets plastiques à la mer, l’infiltration de nutriments dans les mers, ainsi que l’utilisation des pesticides chimiques et les risques connexes ;
– veiller à ce que les engins de pêche fabriqués à partir de plastique soient collectés et recyclés après leur utilisation ;
 
1.3 Biodiversité et investissement dans la nature
– proposer, pour la fin de 2021, un nouveau plan d’action pour la conservation des ressources halieutiques et la protection des écosystèmes marins, qui traitera en particulier des mesures nécessaires pour protéger les espèces et les habitats sensibles ;
recenser et désigner des zones marines protégées supplémentaires et de définir la protection stricte d’ici à la fin de 2021 ;
 
1.4 Résilience côtière
combler les lacunes dans les connaissances et stimuler l’innovation visant à renforcer la résilience climatique des zones côtières, en réalisant notamment une nouvelle analyse comparative des solutions traditionnelles et des solutions fondées sur la nature ;
– renforcer la capacité d’observation, de modélisation et de prévision de Copernicus et d’EMODNet afin de mieux anticiper les effets des phénomènes météorologiques extrêmes (comme les inondations ou les marées de tempête) et surveillera l’élévation du niveau de la mer à l’échelon régional ;
 
1.5 Des systèmes alimentaires responsables
– présenter, d’ici à 2023, une proposition législative relative à un cadre incluant les produits de la pêche et de l’aquaculture, afin d’accélérer et de faciliter la transition vers un système alimentaire durable ;
– présenter, en 2022, une proposition législative relative à des normes de commercialisation modernes et durables pour les produits de la mer, afin de fournir aux consommateurs et aux opérateurs de la chaîne d’approvisionnement des informations comparables sur la durabilité environnementale et sociale des produits de la mer ainsi que sur leur empreinte carbone ;
– adopter, en 2022, une initiative spécifique relative aux algues afin de soutenir le développement du secteur de la production d’algues dans l’Union. Cette initiative facilitera l’autorisation des algues en tant que nouveaux aliments en réduisant les coûts d’application connexes, en facilitant l’accès au marché, en améliorant la sensibilisation des consommateurs aux produits à base d’algues ainsi que l’acceptation de ces produits par les consommateurs, et comblera les lacunes en matière de connaissances, de recherche et d’innovation ;
– soutenir la transition numérique du contrôle des pêches et promouvoir l’application des règles qui régissent la pêche en révisant le système de contrôle des pêches de manière à passer à des mécanismes avancés de contrôle numérique ;
– évaluer le potentiel des produits de la mer cellulaires et les besoins connexes en matière de recherche et d’investissement ;
 

2. SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT D’UNE ECONOMIE BLEUE DURABLE

2.1 Connaissance des océans
– préparer, d’ici à 2022, une initiative d’observation des océans dont l’objectif sera de structurer et d’harmoniser la collecte de données dans les océans à différentes fins, telles que la surveillance de l’environnement, la gestion des pêches et de l’aquaculture, la recherche et la sécurité de la navigation;
– mettre en place, en 2021, avec le concours du Centre commun de recherche de la Commission, un observatoire de l’économie bleue, qui publiera des rapports annuels sur l’économie bleue et fournira des informations actualisées sur les progrès accomplis dans la décarbonation de l’économie bleue ;
– publier une méthodologie stable pour l’intégration du concept de «capital naturel» dans les décisions économiques. Cette démarche implique d’évaluer et de quantifier à la fois la valeur économique des services écosystémiques marins et les coûts et avantages socio-économiques liés au maintien du milieu marin en bonne santé ;
étoffer le service Copernicus pour le milieu marin de manière à en faire une référence dans l’Union pour les prévisions océaniques et un centre pour le climat océanique fournissant une offre globale, paneuropéenne, de services côtiers ;
– renforcer encore les investissements dans la modélisation afin de mieux surveiller les écosystèmes vivants et les ressources halieutiques dans le temps et dans l’espace.
 
2.2 Recherche et innovation
– élaborer un écosystème paneuropéen d’innovation pour une économie bleue durable grâce aux initiatives suivantes:
– la mission candidate « Pour la Santé des océans, des mers et des eaux côtières et intérieures », qui visera à réduire la perturbation des écosystèmes marins, à régénérer les écosystèmes marins et d’eau douce, à lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité et contre la pollution et à promouvoir des solutions permettant, grâce à l’économie bleue, d’atteindre la neutralité climatique, et
– le nouveau partenariat européen pour une économie bleue climatiquement neutre, durable et productive, dont le lancement est prévu pour 2023, qui prendra la forme d’une initiative publique cofinancée par l’Union, les gouvernements nationaux et les agences nationales de financement de la recherche.
 
2.3 Investissements
– collaborer avec la Banque européenne d’investissement pour aligner les efforts visant à réduire la pollution dans les mers européennes, en particulier en mer Méditerranée. Les deux institutions étudieront les moyens d’inciter les investisseurs privés et les banques publiques de développement à s’associer à cet effort ;
– coopérer avec le Fonds européen d’investissement afin de réfléchir à un cadre permettant de faciliter l’utilisation d’instruments financiers en gestion partagée au profit d’une économie bleue durable ;
– pour aider les petites entreprises qui ont des idées transformatrices mais qui rencontrent des difficultés pour accéder aux capitaux privés, la plateforme BlueInvest de la Commission fournira un soutien personnalisé, une visibilité, un accès aux investisseurs et des conseils sur la préparation à l’investissement.
 
2.4 Compétences et emplois bleus
– encourager et faciliter la création de partenariats pour les compétences dans le cadre des pactes pour les compétences dans les écosystèmes industriels relevant de l’économie bleue ;
– lancer en 2022, dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, un nouvel appel à propositions relatif aux carrières bleues et un appel à propositions destiné spécifiquement aux femmes, visant à accroître leur représentation dans la main-d’œuvre et à renforcer leur visibilité dans la gouvernance formelle de l’économie bleue ;
– promouvoir la transposition ou l’adoption des conventions de l’Organisation internationale du travail et de l’Organisation maritime internationale en vue d’améliorer les conditions de travail et d’harmoniser les exigences de formation des équipages et, partant, d’améliorer l’image de la profession.
 

3. CRÉER LES CONDITIONS D’UNE GOUVERNANCE DURABLE

3.1 Planification de l’espace maritime
– engager en 2021 un réexamen de la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin » et, sur la base des résultats obtenus, envisagera de réviser cette directive d’ici à 2023 ;
– élaborer des orientations sur une approche écosystémique de la planification de l’espace maritime et promouvoir la polyvalence de l’espace marin en combinant différentes activités au même endroit (par exemple, l’aquaculture marine et les systèmes d’énergie renouvelable en mer).

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