La région Hauts-de-France compte plus de 350 entreprises de pêche, aquaculture, mareyage-filetage, salaison, plats préparés, négoce de produits aquatiques ; et plus de 6 500 salariés directs auxquels il faut bien évidemment ajouter les emplois induits par ces activités. Par ailleurs, elle est la 2ème région piscicole française avec 10 000 tonnes de truites, bars et daurades ; 30 entreprises et 47 sites exploités.

Premier port de pêche français et première place de transformation européenne de produits aquatiques avec 280 000 tonnes de produits préparés, dont 30 437 tonnes en 2023 issus des navires de pêche des Hauts-de-France, Boulogne-sur-Mer, occupe une position stratégique au sein de la filière, au cœur de l’Eurorégion.

La plupart des produits importés sont des produits bruts ou peu transformés et la valeur ajoutée est réalisée sur la plateforme boulonnaise. Par ailleurs, grâce à sa puissance logistique, Boulogne-sur-Mer est également une place d’exportation vers les marchés porteurs d’Europe du Sud et, pour certains produits, d’Europe du Nord.

Au-delà des entreprises de la filière, composée à 95 % de TPE – PME et quelques Groupes (Auchan, Capitaine Houat, Comptoirs Océaniques, Findus, Mowi, Unima, …), soulignons la présence déterminante des organisations et fédérations professionnelles, qui regroupent et représentent plus de 90 % des acteurs du secteur régional des produits aquatiques (Organisations de Producteurs à la pêche FROM Nord et CME, Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins – CRPMEM, Comité Régional de la Conchyliculture Normandie – Hauts-de-France, Syndicat des Pisciculteurs des Hauts-de-France, Syndicat Général des Mareyeurs, Syndicat National des Saleurs-Saurisseurs de Poissons, Syndicat de transformateurs – INNOCEA, …).

L’écosystème régional de la filière des produits aquatiques compte également :

En Chine, des équipes du Nanjing Drum Tower Hospital ont testé un hydrogel à base de gélatine de poisson pour soigner l’arthrose du genou. L’expérience a consisté à fabriquer un hydrogel combinant de la gélatine extraite de la peau de poissons d’eau froide, et de l’alginate de sodium. Un réseau tridimensionnel en hydrogel a ensuite été réalisé à l’aide de technologies d’impression 3D, afin d’obtenir une structure similaire au cartilage et permettre une reconstruction cellulaire. Le produit a été testé avec succès sur des lésions cartilagineuses d’articulations du genou chez des rats. Les résultats obtenus sont prometteurs et ont mis en évidence la biocompatibilité, la biodégradabilité, la non-toxicité, et la non-immunogénicité de cet hydrogel à base de gélatine de poisson. Des applications potentielles en médecine régénérative pourraient d’ailleurs être envisagées.

L’arthrose du genou se caractérise par la destruction du cartilage articulaire. Parmi les traitements possibles pour soigner cette pathologie, des techniques avancées misent sur la reconstruction et la régénération du cartilage. L’une d’entre elles consiste à réaliser un échafaudage à partir d’une matrice, et à l’implanter au niveau de la lésion pour permettre la croissance des chondrocytes (cellules du cartilage). Différents biomatériaux, dont les hydrogels, sont utilisés pour la matrice.

Au Nanjing Drum Tower Hospital, en Chine, une expérience a été menée pour tester un nouvel hydrogel. En effet, les scientifiques ont extrait la gélatine de la peau de poissons d’eau froide et l’ont combinée avec de l’alginate de sodium, pour obtenir un hydrogel. A l’aide de technologies d’impression 3D, ils ont ensuite modelé cet hydrogel sous la forme d’une structure-échafaudage, puis ils l’ont appliqué à des lésions cartilagineuses chez des rats.

Dans un premier temps, des essais ont été menés pour déterminer la composition optimale de l’hydrogel et sa capacité à être « imprimé » en 3D. En testant différents ratios des 2 constituants (en % poids/volume), il est apparu que le ratio 15/6 % gélatine/alginate de sodium (repris sous le nom G15A6) présentait les meilleures propriétés rhéologiques et mécaniques pour supporter une mise en forme. C’est ensuite une construction multicouche, plus appropriée à la croissance cellulaire, qui a été retenue pour la structure tridimensionnelle (échafaudage).

L’échafaudage a été implanté chez des rats, au niveau des articulations du genou, pour réparer des lésions cartilagineuses. Différents contrôles ont été effectués pour vérifier que les rats toléraient bien cet implant, et après 3 mois d’implantation, la régénération complète du cartilage endommagé a été constatée. L’hydrogel G15A6 a donné d’ailleurs des résultats très satisfaisants, notamment au niveau de la croissance des cellules et de la qualité du cartilage régénéré, en comparaison aux groupes témoins.

Au final, l’hydrogel G15A6 apparaît être un biomatériau biocompatible, biodégradable, non-toxique et présentant une faible immunogénicité. De plus, la gélatine extraite de la peau de poissons d’eau froide offre une solution alternative à la gélatine d’origine bovine ou porcine.

Les résultats obtenus avec cet hydrogel sont prometteurs, et laissent entrevoir des applications potentielles dans la médecine régénérative.

Sources :

Contributeur :

CCI Région Hauts-de-France

Ce dossier thématique vous propose d’aborder les sous-produits coquilliers. Vous trouverez également dans ce dossier la présentation et le replay d’un webinaire organisé sur le sujet.

Dossier thématique sous-produits coquilliers

Cette synthèse consiste en un état des lieux de la valorisation des sousproduits coquilliers en France, ayant pour objectif d’apporter des connaissances globales et actualisées en termes de typologies, de volumes, de réglementations, de gestions et devenirs concernant les principaux gisements coquilliers générés.

Le document est téléchargeable ci-dessous

Le webinaire

Animé par IVAMER, ce webinaire a présenté à la trentaine de participants inscrits les enjeux de la valorisation des coproduits coquilliers pour la filière des produits aquatiques.

Vous pouvez télécharger la présentation ci-dessous.

EUMOFA vient de publier la troisième édition de son rapport sur la bioéconomie bleue. Paru tous les deux ans, ce dernier analyse l’état des lieux du secteur de la bioéconomie bleue au sein de l’Union européenne. Il met particulièrement l’accent sur les systèmes de culture de microalgues et de macroalgues, analyse du potentiel des algues en tant que carbone bleu et de l’algue sargassum, ainsi que de la capacité de l’élevage d’algues à transformer les économies régionales.

Aperçu des récentes évolutions des systèmes de culture de microalgues et de macroalgues

La récolte et la culture des algues sont encore très limitées en Europe. En effet, bien que 36% des entrées dans la base de données de l’industrie mondiale des algues se situent en Europe, celles-ci émanent pour la plupart de start-ups qui ne sont pas encore opérationnelles sur un plan commercial.

Les algues en tant que sources de carbone bleu

L’Europe dispose de vastes zones propices à la culture des algues et des macroalgues[1];[2], mais elle ne représente que moins de 0,25% de la production mondiale d’algues par l’homme (culture + récolte). En outre, l’UE accueille de nombreux écosystèmes d’algues sauvages, qui jouent un rôle crucial dans le cycle du carbone marin. Les algues agissent comme un piégeur net de CO2 dans le monde entier, ce qui pourrait égaler les niveaux de piégeage des marais maritimes, des mangroves et des écosystèmes d’herbiers marins combinés. Les algues peuvent jouer un rôle dans les politiques climatiques par le biais de la conservation, de la restauration et de la culture, ce qui pourra avoir des effets positifs sur le climat et l’environnement.

Comment la culture des algues peut transformer les économies régionales

Les algues font l’objet d’une demande croissante à laquelle les producteurs ne peuvent pas répondre en raison d’un certain nombre de facteurs (silos de connaissances, données peu transparentes, cycles de production imprévisibles, chaînes d’approvisionnement inefficaces, cadres réglementaires complexes) qui dissuadent les investisseurs et les entreprises de prendre des risques.

Les sargasses

Les sargasses (Pelagic sargassum) jouent un rôle important dans les écosystèmes marins. Elles constituent des points chauds de la biodiversité et de la productivité dans des eaux océaniques qui, autrement, seraient pauvres en substrat et en éléments nutritifs. En dépit de cela, leur utilisation est limitée à certains régions spécifiques et leur commercialisation n’est pas encore vraiment à l’ordre du jour.

Le rapport complet est disponible en anglais.

[1] Global Potential of Offshore and Shallow Waters Macroalgal Biorefineries to Provide for Food, chemicals and Energy: Feasibility and Sustainability. Lehahn, Y., Nivrutti, I., Golberg, A., 2016

[2] Spatial Analysis of Marine Protected Area Networks in Europe’s Seas II. Agnesi, S., Annunziatellis, A., Chaniotis, P., Mo, G., Korpinen, S., Snoj, L., Tunesi, L., Reker, J., 2020

Au Canada, un projet, associant la société Copol International Ltd (fabricant de films d’emballages alimentaires) et le centre de recherche Verschuren, a permis de développer un bio-polymère à partir de déchets de carapaces de homards et de déchets de coquillages.

Le composé obtenu possède des propriétés antimicrobiennes, et s’avère intéressant pour le fabricant Copol car il peut être utilisé comme additif aux films polypropylène d’emballages pour augmenter la durée de conservation des produits frais. Il peut aussi entrer dans la composition des films pour obtenir des emballages plus écologiques. Développé à partir de produits disponibles localement, ce bio-polymère répond à plusieurs enjeux environnementaux, et représente une solution intéressante aussi bien pour l’industrie des produits de la mer (avec la valorisation de co-produits) que pour l’industrie du plastique (en produisant des emballages plus écologiques).

Actuellement, les sous-produits générés par la transformation des produits de la mer sont souvent considérés comme des déchets et sont mis en décharge, alors que certains contiennent encore des composés riches en nutriments. Cette mise en décharge représente un coût pour les entreprises, et ne constitue pas une solution satisfaisante sur le plan environnemental. Confrontée à cette situation, l’industrie canadienne des produits de la mer réfléchit donc à des solutions pour gérer durablement ses sous-produits.

Dans le même temps, l’industrie du plastique recherche des alternatives aux emballages réalisés à partir de combustibles fossiles.

C’est dans ce cadre que la firme Copol International Ltd, qui produit des films polypropylène d’emballages, et le centre canadien de recherche « Verschuren Centre for Sustainability in Energy and the Environment » ont travaillé conjointement à un projet visant à développer une solution intéressante pour les deux industries, ce projet étant par ailleurs soutenu par le CFIN (Canadian Food Innovation Network).

Installé dans la province de Nouvelle-Ecosse au Canada, Copol International Ltd est l’un des principaux fabricants de films en polypropylène coulé pour les emballages souples, en particulier les emballages alimentaires. Pour l’entreprise, l’enjeu de ce projet est double : il s’agit de réduire l’impact environnemental de ses emballages tout en diminuant le gaspillage alimentaire grâce une durée de conservation plus longue des aliments.

Pour ce projet, les chercheurs se sont appuyés sur la chimie verte afin d’extraire les composés les plus intéressants à partir des sous-produits de fruits de mer. C’est ainsi qu’ils ont développé un bio-polymère à partir de restes de carapaces de homards et de déchets de coquillages.

Ce bio-polymère présente des propriétés antimicrobiennes, et intéresse particulièrement l’entreprise Copol, car il peut être utilisé comme additif aux films d’emballage et permettre ainsi de prolonger la durée de conservation des aliments emballés. Et par ailleurs, il peut être incorporé dans la composition des films pour produire des emballages plus écologiques.

Lors des recherches, l’équipe du centre Verschuren a aussi observé les propriétés anti-oxydantes des peptides marins, et leurs applications potentielles dans l’alimentaire. Dans la phase finale du projet, des tests vont donc être menés pour vérifier si une telle utilisation est notamment possible dans les produits laitiers (fromage par exemple).

Enfin, ce composé peut contribuer à développer une économie locale, car il peut être obtenu à partir de déchets marins disponibles justement localement.

Au final, en valorisant des co-produits de la mer et en permettant la création d’emballages plus écologiques, le composé obtenu utilise une approche d’économie circulaire, et apporte une réponse durable aux problématiques environnementales de l’industrie des produits de la mer et de l’industrie du plastique.

Sources :

Contributeur :

CCI Région Hauts-de-France

Au Canada, un projet, associant la société Copol International Ltd (fabricant de films d’emballages alimentaires) et le centre de recherche Verschuren, a permis de développer un bio-polymère à partir de déchets de carapaces de homards et de déchets de coquillages. Le composé obtenu possède des propriétés antimicrobiennes, et s’avère intéressant pour le fabricant Copol car il peut être utilisé comme additif aux films polypropylène d’emballages pour augmenter la durée de conservation des produits frais. Il peut aussi entrer dans la composition des films pour obtenir des emballages plus écologiques. Développé à partir de produits disponibles localement, ce bio-polymère répond à plusieurs enjeux environnementaux, et représente une solution intéressante aussi bien pour l’industrie des produits de la mer (avec la valorisation de co-produits) que pour l’industrie du plastique (en produisant des emballages plus écologiques).

Actuellement, les sous-produits générés par la transformation des produits de la mer sont souvent considérés comme des déchets et sont mis en décharge, alors que certains contiennent encore des composés riches en nutriments. Cette mise en décharge représente un coût pour les entreprises, et ne constitue pas une solution satisfaisante sur le plan environnemental. Confrontée à cette situation, l’industrie canadienne des produits de la mer réfléchit donc à des solutions pour gérer durablement ses sous-produits.

Dans le même temps, l’industrie du plastique recherche des alternatives aux emballages réalisés à partir de combustibles fossiles.

C’est dans ce cadre que la firme Copol International Ltd, qui produit des films polypropylène d’emballages, et le centre canadien de recherche « Verschuren Centre for Sustainability in Energy and the Environment » ont travaillé conjointement à un projet visant à développer une solution intéressante pour les deux industries, ce projet étant par ailleurs soutenu par le CFIN (Canadian Food Innovation Network).

Installé dans la province de Nouvelle-Ecosse au Canada, Copol International Ltd est l’un des principaux fabricants de films en polypropylène coulé pour les emballages souples, en particulier les emballages alimentaires. Pour l’entreprise, l’enjeu de ce projet est double : il s’agit de réduire l’impact environnemental de ses emballages tout en diminuant le gaspillage alimentaire grâce une durée de conservation plus longue des aliments.

Pour ce projet, les chercheurs se sont appuyés sur la chimie verte afin d’extraire les composés les plus intéressants à partir des sous-produits de fruits de mer. C’est ainsi qu’ils ont développé un bio-polymère à partir de restes de carapaces de homards et de déchets de coquillages.

Ce bio-polymère présente des propriétés antimicrobiennes, et intéresse particulièrement l’entreprise Copol, car il peut être utilisé comme additif aux films d’emballage et permettre ainsi de prolonger la durée de conservation des aliments emballés. Et par ailleurs, il peut être incorporé dans la composition des films pour produire des emballages plus écologiques.

Lors des recherches, l’équipe du centre Verschuren a aussi observé les propriétés anti-oxydantes des peptides marins, et leurs applications potentielles dans l’alimentaire. Dans la phase finale du projet, des tests vont donc être menés pour vérifier si une telle utilisation est notamment possible dans les produits laitiers (fromage par exemple).

Enfin, ce composé peut contribuer à développer une économie locale, car il peut être obtenu à partir de déchets marins disponibles justement localement.

Au final, en valorisant des co-produits de la mer et en permettant la création d’emballages plus écologiques, le composé obtenu utilise une approche d’économie circulaire, et apporte une réponse durable aux problématiques environnementales de l’industrie des produits de la mer et de l’industrie du plastique.

Sources :

Contributeur :

CCI Littoral Hauts-de-France

Les coproduits de filetage du hareng (tête, arêtes, peau…) sont des produits qui se dégradent et s’oxydent très rapidement, ce qui limite leurs utilisations. Pourtant, ils sont riches en protéines et en acides gras oméga-3. Pour optimiser leur valorisation, les scientifiques de l’université de technologie Chalmers, en Suède, ont mis au point une solution de trempage à base d’extrait de romarin et d’acide citrique. En formant une couche de protection antioxydante à la surface des produits, cette solution retarde le rancissement, et permet d’allonger la durée de stockage des coproduits. Les résultats obtenus sont prometteurs et montrent une protection performante contre l’oxydation et le rancissement.

Quand le hareng est transformé en filets, il subsiste par ailleurs plusieurs parties du poisson, que sont la tête, les arêtes, les viscères, la peau… . Ces parties « secondaires » constituent des coproduits de filetage, et représentent, en poids, plus de la moitié du poisson.

 Ces coproduits sont riches en protéines, en acides gras polyinsaturés oméga-3, et il existe aujourd’hui des moyens pour les valoriser sous forme d’huile, d’isolat de protéine, d’hydrolysat. Pourtant, ils ne sont pas forcément exploités car ils se dégradent très rapidement, en quelques heures. En effet, certaines parties, comme la tête du poisson, contiennent du sang, et la protéine hémoglobine, qui est présente dans le sang, accélère l’oxydation des acides gras polyinsaturés, avec pour résultats une dégradation de la couleur, de la texture, et un goût, une odeur désagréables dans le produit final.

 

A l’université de technologie Chalmers, en Suède, des scientifiques ont mis au point une solution à base d’extrait de romarin et d’acide citrique (solution de trempage), pour prolonger la fraîcheur et la durée de vie de ces coproduits, et permettre leur stockage ou leur transport en vue d’une transformation ultérieure.

 

Concrètement, il s’agit de plonger le coproduit dans la solution de trempage. Il va alors se créer à la surface du produit, une fine couche de protection contre l’oxydation. Des investigations ont montré que cette manipulation, réalisée avant le stockage, améliore la durée de conservation du coproduit en retardant son rancissement. Ainsi, à 20°C, la durée de stockage du produit, qui est habituellement de l’ordre d’une demi-journée, passe à plus de 3,5 jours après trempage. A la température de 0°C, la durée de stockage (moins d’une journée sans trempage) atteint les 11 jours, après trempage.

 

Par ailleurs, des expériences ont été menées pour vérifier s’il était possible d’utiliser plusieurs fois la solution de trempage, pour des raisons économiques de rentabilité. Les résultats ont mis en évidence que le rancissement du produit était complétement inhibé à 0°C avec une solution de trempage ayant servi jusqu’à 10 fois. Il semblerait que cette solution rende la protéine hémoglobine du sang plus stable et moins réactive avec les acides gras, ce qui pourrait expliquer la disparition du phénomène d’oxydation.

 

Les scientifiques ont publié les résultats de leurs investigations dans l’étude « Controlling hemoglobin-mediated lipid oxidation in herring (Clupea harengus) co-products via incubation or dipping in a recyclable antioxidant solution« .

 

Ces recherches s’inscrivent dans le cadre du projet européen WaSeabi, qui vise à favoriser la valorisation des poissons entiers, en développant notamment la production d’ingrédients nutritionnels.

 

 Sources :

 

Contributeur :

CCI de Région Hauts-de-France

Aux Etats-Unis, l’Université du New Hampshire (UNH) s’intéresse à l’utilisation du chitosane dans les traitements contre la tavelure des pommiers, une maladie causée par un champignon et infectant les fruits. L’idée serait de combiner le chitosane, obtenu principalement à partir des carapaces de crevettes, à des micro-organismes dans le cadre d’un traitement par biopesticide. En effet, l’efficacité d’un biopesticide peut être limitée à cause du développement insuffisant des micro-organismes. L’utilisation du chitosane permettrait d’apporter une source de nourriture pour ces micro-organismes et ainsi favoriser leur croissance. C’est ce que les recherches de l’UNH viseront à examiner.

La tavelure est une maladie fongique qui touche les pommiers. Causée par le champignon Venturia inaequalis, elle affecte les fruits et les feuilles de l’arbre. Plus précisément, les pommes touchées présentent des taches, des crevasses, et ne peuvent plus être destinées à la vente. Dans les vergers commerciaux, cette maladie est responsable de pertes financières importantes. Les producteurs du nord-est des États-Unis sont particulièrement touchés par la tavelure, en raison de conditions climatiques chaudes et humides qui favorisent son développement.

 

L’Université du New Hampshire (UNH) mène, depuis des années, des recherches sur la tavelure du pommier, et aujourd’hui, elle s’intéresse à un traitement par biopesticide combinant des micro-organismes (microbes) et du chitosane, un sous-produit de l’industrie de la mer, obtenu principalement à partir des carapaces de crevettes.

 

Liza DeGenring, de l’UNH, explique que les biopesticides sont des produits « vivants », et que leur efficacité est liée à l’environnement. En effet, il est assez fréquent que l’action du biopesticide ne soit pas suffisante pour éradiquer la maladie dans les zones touchées, en raison par exemple d’un développement limité des micro-organismes ou d’une production trop faible d’enzymes antifongiques. Aussi, l’idée serait d’utiliser du chitosane pour apporter une source de nourriture aux micro-organismes, et permettre ainsi une meilleure croissance et une plus grande production d’enzymes. L’action et l’efficacité du biopesticide en seraient alors améliorées.

 

L’effet du chitosane sur les maladies a déjà fait l’objet de recherches, mais ces investigations ont été réalisées sur des fruits ou des légumes déjà récoltés, et elles ont d’ailleurs mis en évidence son efficacité à réduire les maladies qui se développent pendant le stockage et le transport. Aussi, l’objectif des travaux actuels sera d’étudier l’effet d’une application de chitosane, en combinaison avec un biopesticide, cette fois-ci pendant la phase de production agricole.

 

C’est l’objet des recherches que l’Université du New Hampshire souhaite mener, en collaboration notamment avec l’université de l’Etat de Pennsylvanie.

Dans cette revue de trois chercheurs thaïlandais et un chercheur indien, la transformation des crevettes et les principaux composés bioactifs des déchets de crevettes ont été décrites. Les applications récentes des composés bioactifs des déchets de crevettes décrivent brièvement les bioactivités, les applications pour l’alimentation humaine et animale et d’autres approches industrielles. Les obstacles et les prospectives futures de l’utilisation des coproduits ont été aussi abordés.

La question de la valorisation des coproduits animaux n’est pas nouvelle. D’ailleurs, AQUIMER avait participé au projet VAMACOPIA.

 

Le contenu biochimique des déchets de crevettes a révélé la présence de 10 à 40% de protéines, 15 à 46% de chitine, jusqu’à 60% de minéraux et 10 à 40% de lipides. Par conséquent, la composition des déchets de crevettes comprend des molécules nutritionnelles et bioactives, des composants nutritionnels tels que les acides aminés essentiels et non essentiels, les minéraux (Ca et P) et les vitamines liposolubles (Vit. A, D et E), ainsi que différents composés bioactifs tels que la chitine/chitosane ou l’astaxanthine. Parmi les applications biologiques connues de ces composés actifs, on peut citer l’antioxydation, l’activité anti-microbienne, l’inhibition de l’enzyme de conversion de l’angiotensine impliquée dans la pression sanguine et l’hypertension, l’activité anti-inflammatoire, etc.

 

Ces composés actifs peuvent aussi avoir une application dans les industries agro- alimentaires. Le chitosan pourrait servir d’agent anti-microbien contre les bactéries, les levures et les moisissures. Les hydrolysats protéiques pourraient ralentir l’oxydation des lipides dans les filets de poissons et donc améliorer leur état de fraîcheur. Les lipides extraits de la tête des crevettes sont riches en astaxanthines et alpha- tocophérols, et pourraient donc être inclus dans de nouvelles recettes. Plus largement,les coproduits de crevettes pourraient être inclus dans l’alimentation aquacole pour améliorer la croissance et l’immunité des poissons élevés. Parmi d’autres applications on peut citer le chitosan comme agent de couverture des aliments ou comme composant de plastiques biodégradables, ainsi que la poudre de carapace de crevettes comme polymère filtrant les métaux lourds dans les eaux usées, ou comme composant innovant dans les électrodes pour améliorer les batteries rechargeables.

 

Les méthodes d’extraction de ces composés actifs est cependant demandeuse en produits chimiques forts, ce qui réduit le gain environnemental de leur valorisation. D’autres méthodes plus douces devraient être explorées telles que le simple broyage et séchage, la carbonisation hydrothermale et la calcination.

 

Bibliographie

Nirmal, N. P., Santivarangkna, C., Rajput, M. S., Benjakul, S., 2020. Trends in shrimp processing waste utilization : an industrial prospective. Trends in Food Sci. Tech. 103, 20-35. https://doi.org/10.1016/j.tifs.2020.07.001

Les hydrolysats de protéines fabriqués à partir des déchets de poisson sont peu utilisés dans l’alimentation humaine, en raison notamment d’une qualité moindre, d’un goût fort, et d’une odeur prononcée. La société norvégienne Hofseth Biocare a mis au point et breveté une méthode pour améliorer l’hydrolyse enzymatique des sous-produits de poisson, et obtenir ainsi des hydrolysats de meilleure qualité. La technologie utilise notamment une turbine à écoulement axial, à une vitesse de rotation élevée, et le panel de matériaux protéiques de base est aussi élargi (poissons, crustacés, mollusques). Au final, les hydrolysas de protéines obtenus présentent des propriétés organoleptiques améliorées, une faible oxydation, et pourraient intéresser de nouveaux marchés.

Les produits naturels actifs suscitent un engouement croissant chez les consommateurs, à l’image de de la poudre d’hydrolysat de protéine.

 

Cet hydrolysat de protéine peut être fabriqué à partir des sous-produits de poissons, restants après les opérations de filetage. Il faut savoir, par exemple, que dans le cas d’un saumon vidé, les déchets (tête, peau, arête centrale) peuvent représenter jusqu’à 40% en poids du poisson, et l’élaboration de cette poudre permet, à l’industrie aquacole, de valoriser ces sous-produits, tout en diminuant l’impact environnemental de ses activités, elle constitue aussi une source de revenus. En général, le procédé utilisé pour élaborer ce produit est l’hydrolyse enzymatique.

 

Pour autant, bien que l’hydrolysat de protéine représente une source nutritionnelle intéressante pour l’homme, les industriels proposent essentiellement des produits destinés à l’alimentation des animaux. En cause : l’oxydation de la matière première, qui intervient dès le transport et pendant le process, et conduit à une altération de la qualité, une perte nutritionnelle, et donne un goût fort et une odeur prononcée.

 

Pour pallier à ces inconvénients, la société norvégienne Hofseth Biocare a développé et breveté une nouvelle méthode pour améliorer l’hydrolyse enzymatique et la qualité des produits obtenus. Les nouveautés de cette technologie résident dans l’utilisation d’une turbine à écoulement axial, et dans le choix élargi de la matière première : sous-produits de poissons (viscères, tête, peau, arêtes, muscles), crustacés (crustacés entiers, chair, carapaces), et mollusques.

 

En pratique, la matière première est hachée, puis mélangée avec l’eau et une enzyme (de type subtilisine) dans la turbine à écoulement axial, à une vitesse de rotation élevée (2000 à 4000 RPM) pour inhiber l’oxydation, et selon des paramètres (pH, T°C) de réaction précis. Après hydrolyse et filtration, la fraction de peptide, en phase aqueuse, est séchée.

 

Les hydrolysats obtenus présentent des propriétés organoleptiques et une bio-activité améliorées, ainsi qu’un faible taux d’oxydation. Ces produits pourraient notamment intéresser les marchés de l’alimentation humaine et la cosmétique.

 

La technologie mise au point par Hofseth Biocare est détaillée dans le brevet européen publié sous le numéro EP3399871.

 

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